Le principe de départ
Votre rendement attendu est une hypothèse, pas une prévision. Runaway applique les paramètres que vous choisissez et montre leurs conséquences possibles dans le temps.
Chaque actif capitalise à son CAGR effectif : son CAGR de base, plus l’ajustement du scénario actif. Le scénario pessimiste retire 2 points à chaque CAGR, l’optimiste en ajoute 2, le scénario attendu ne change rien.
Construire le point de départ
Le plan rassemble les actifs, comptes, devises, prix de revient, contributions, revenus, dépenses, projets et paramètres de retraite. Rien n’est deviné : chaque ligne du calcul remonte à une valeur que vous avez saisie.
Projeter année après année
La projection déterministe produit une trajectoire unique et lisse. Chaque année suit toujours le même enchaînement : solde d’ouverture, croissance, contributions, flux forcés, retrait, solde de clôture.
Puiser les comptes dans l’ordre
À la retraite, les retraits vident les comptes selon l’ordre que vous définissez. Cet ordre change l’impôt payé chaque année, donc la durée de vie du portefeuille — c’est souvent le levier le plus sous-estimé d’un plan.
Appliquer une fiscalité simplifiée
Chaque retrait est majoré du montant d’impôt qu’il déclenche, selon la résidence fiscale, le type de compte et les barèmes 2026 de la France, du Canada et des États-Unis.
Mesurer l’incertitude
Monte-Carlo rejoue le même plan sur jusqu’à 5 000 futurs de marché, en faisant varier les rendements selon des hypothèses de volatilité, de corrélation et de chocs rares mais violents.
Une année de projection, pas à pas
La projection déterministe n’a rien d’une boîte noire : c’est la même séquence de six opérations, répétée chaque année jusqu’à l’horizon choisi.
- Solde d’ouverture — La valeur de chaque position au début de l’année, dans sa devise native.
- Croissance — Chaque actif capitalise à son CAGR effectif. Aucun rendement n’est tiré au hasard à cette étape.
- Contributions — Les versements mensuels sont capitalisés dans l’année au taux mensuel équivalent du CAGR : ils gagnent donc de la croissance l’année même où ils sont versés.
- Flux forcés — Retraits minimaux obligatoires, conversions programmées et projets de vie datés s’appliquent avant tout autre arbitrage.
- Retrait — Le besoin de dépense de l’année, exprimé net, est converti en retrait brut couvrant l’impôt, puis prélevé sur les comptes dans votre ordre de priorité.
- Solde de clôture — Ce qui reste devient le solde d’ouverture de l’année suivante. Le prix de revient de chaque compte est mis à jour au passage.
Les dépenses sont saisies en monnaie d’aujourd’hui puis indexées sur l’inflation. Les seuils des tranches d’impôt le sont aussi, pour rester constants en termes réels — sans cette indexation, l’inflation ferait dériver artificiellement chaque plan vers des tranches supérieures.
Consolidation multidevise
Chaque position est valorisée dans sa devise native (USD, CAD, EUR ou GBP), puis convertie dans la devise de référence du plan via une table de change. Les barèmes fiscaux, légiférés en devise locale, sont eux aussi ramenés dans la devise du plan pour rester comparables.
Ce que la fiscalité recouvre, pays par pays
Runaway modélise trois résidences fiscales — France, Canada, États-Unis — avec les barèmes 2026, pour un contribuable célibataire (une part). Trois mécanismes sont communs aux trois pays.
- Majoration du retrait — Un besoin net est converti en montant brut couvrant l’impôt dû : sous forme fermée pour les comptes à taux forfaitaire, par bissection pour les barèmes progressifs.
- Ratio de prix de revient — Sur un compte imposable, la part imposable d’un retrait vaut le montant × (1 − prix de revient ÷ valeur). Les contributions augmentent la base, un retrait la réduit au prorata de la part vendue, et la croissance de marché ne l’augmente jamais.
- Conversion de devise — Les barèmes, légiférés en monnaie locale, sont convertis dans la devise du plan quand elle diffère de celle du pays de résidence.
France
Barème progressif de l’impôt sur le revenu à une part, abattement de 10 % sur les pensions traité comme une tranche à 0 %, et prélèvement forfaitaire sur les plus-values.
Canada
Barèmes fédéral et provincial combinés pour la province choisie, montants personnels de base inclus, abattement fédéral de 16,5 % au Québec, et taux d’inclusion des gains en capital. Les surtaxes provinciales hors barème ne sont pas modélisées.
États-Unis
Standard deduction incluse, échelle des plus-values long terme 0 / 15 / 20 % empilée au-dessus du revenu ordinaire, et NIIT de 3,8 % au-delà de 200 000 $ de MAGI (seuil non indexé sur l’inflation). Les impôts d’État et locaux sont exclus.
Les enveloppes défiscalisées ne restent exonérées à l’étranger que si une convention les reconnaît : un Roth américain l’est pour un résident canadien ou français, un TFSA et un PEA ne le sont pas.
Deux lectures complémentaires
Projection déterministe
Une trajectoire centrale, lisible et reproductible à partir des hypothèses retenues. Elle permet de comprendre directement l’effet d’un changement.
Simulation Monte-Carlo
Une distribution de trajectoires possibles, destinée à montrer la dispersion et le risque de séquence : deux plans de même rendement moyen ne survivent pas également à un krach placé au mauvais moment.
Comment Monte-Carlo fait varier les marchés
Le moteur rejoue le plan des milliers de fois. Votre CAGR reste l’entrée : seule la dispersion autour de lui est aléatoire.
- Centrage géométrique — Votre CAGR est traité comme le rendement composé médian, pas comme la moyenne arithmétique. La dispersion s’étale donc symétriquement autour de lui.
- Retour à la moyenne — Chaque année, la déviation cumulée par rapport à la tendance est ramenée par un coefficient κ = 0,15. Une décennie faste ne s’extrapole pas indéfiniment.
- Quatre modèles de chocs — Chocs gaussiens ; queues lourdes via une loi de Student-t à ν = 5 degrés de liberté ; mode alerte krach ; ou cohorte historique, qui rejoue l’histoire réelle par blocs de 8 ans afin de préserver l’enchaînement des bonnes et des mauvaises années.
- Corrélations — Les chocs des différents actifs sont corrélés entre eux par factorisation de Cholesky de la matrice de corrélation : les classes d’actifs ne baissent pas chacune dans leur coin.
- Régime de krach — 6 % des années basculent en régime de krach : volatilité multipliée par 1,7, dérive additionnelle de −12 %, et corrélations des actifs risqués relevées vers un plancher de 0,85. C’est précisément le moment où la diversification cesse de protéger.
- Bornes annuelles — Le rendement d’un actif sur une année est borné à l’intervalle −95 % / +200 %, pour éviter qu’une queue de distribution ne produise des années absurdes.
- Taux de succès — La part des trajectoires qui financent l’horizon complet. Par convention de planification financière, un taux d’au moins 85 % est jugé solide, 70 à 85 % limite, et inférieur à 70 % fragile.
Les paramètres du modèle
Ces valeurs sont lues directement dans le moteur au moment de la génération de cette page : elles ne peuvent pas diverger du code qui tourne dans l’application.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Trajectoires simulées | 1 à 5 000 (500 par défaut) |
| Coefficient de retour à la moyenne (κ) | 0,15 |
| Degrés de liberté de la loi de Student-t (ν) | 5 |
| Bloc de rééchantillonnage historique | 8 ans |
| Probabilité d’une année de krach | 6 % |
| Volatilité en régime de krach | × 1,7 |
| Dérive additionnelle en régime de krach | −12 % |
| Plancher de corrélation en régime de krach | 0,85 |
| Bornes du rendement annuel | −95 % / +200 % |
| Ajustement de scénario | ± 2 points de CAGR |
| Millésime des barèmes fiscaux | 2026 |
| Fenêtre historique rejouée | 1928 – 2024 |
Hypothèses et sources
- Les rendements attendus sont choisis par l’utilisateur ; ils ne constituent pas des prévisions de Runaway.
- Les volatilités, corrélations et sensibilités aux krachs sont des valeurs par défaut rondes et défendables, codées en dur, non calibrées sur des données en direct, et modifiables position par position.
- Le mode cohorte historique rejoue la période 1928–2024 : rendements totaux du S&P 500 et des obligations du Trésor américain à 10 ans publiés par Aswath Damodaran (NYU Stern), et inflation CPI-U américaine.
- Le cash et les cryptomonnaies n’ont pas d’historique sourcé sur toute la fenêtre : ils sont approchés par des proxies explicites, indiqués comme tels dans l’application.
- Barèmes France — Loi de finances 2026 — barème revenus 2025, 1 part (service-public.gouv.fr)
- Barèmes Canada — CRA 2026 federal brackets + provincial schedules (indexed)
- Barèmes États-Unis — IRS Rev. Proc. 2025-32 (tax year 2026, single filer)
Ce que le modèle ne peut pas savoir
- Les rendements, l’inflation, les taux de change et la fiscalité réels différeront des hypothèses.
- Les règles fiscales sont simplifiées et ne couvrent pas toutes les situations personnelles, conventions ou taxes locales.
- Les hypothèses de volatilité, de corrélation et de bêta de krach sont des valeurs par défaut, pas des estimations calibrées sur des données en direct.
- Le centrage géométrique traite votre CAGR comme la médiane : les taux de succès sont plus élevés qu’avec une dérive centrée sur la moyenne arithmétique.
- Les bornes de rendement annuel et le régime de krach façonnent délibérément les queues de la distribution.
- Les historiques ne garantissent aucun résultat futur et certaines classes récentes, notamment les cryptomonnaies, disposent d’un historique limité.
- Un taux de succès est une propriété du modèle et de ses entrées, pas une probabilité certaine concernant la vie réelle.
Méthodologie correspondant au moteur Runaway 2026, relue le 21 juillet 2026. Les hypothèses et sources sont mises à jour avec le produit.